juil 17

Bonnes nouvelles : La reprise et la fronde sont là ! Ah bon, où ça ?

Bonnes nouvelles : La reprise et la fronde sont là ! Ah bon, où ça ?

Adrien Quatennens

 

Le fond

François Hollande use de tous les moyens qui lui sont offerts pour assumer pleinement sa déroute politique. Il en a encore fait la démonstration lors de son allocution télévisuelle du 14 Juillet 2014, jour où (sans doute est-il de bon augure de le rappeler), nous célébrions la Révolution Française. D’aucuns feraient usage à son encontre de l’appréciation bien célèbre « a touché le fond mais creuse encore ». Car en effet, tant dans les mesures de sa cote de popularité que réalise le tout Paris médiatique que dans celles visant à appréhender les résultats économiques de sa politique et en particulier les chiffres du chômage, le Président de la République a touché le fond.

 

La reprise

Quand on touche le fond, soit on tape du pied pour remonter, soit on continue de creuser. Visiblement François Hollande a choisi la seconde solution. Il préfère assumer ce qu’il a commencé en continuant à indexer sa politique sur l’idéologie du Medef et conserver son tablier de « bon élève de la classe Europe » plutôt que de prendre acte de son échec pour mieux changer de trajectoire. En faisant cela, c’est toute la Gauche qu’il déboussole pendant que la Droite patauge dans les affaires et que Marine Le Pen s’en frotte les mains. Il veut finir ce qu’il a commencé même si cela ne fonctionne pas. Et autant dire que s’il réalise ce qu’il ambitionne, les français vont payer l’addition de son entêtement idéologique. Si l’on était naïfs on pourrait penser qu’il est pris en otage et qu’en réalité il ne choisit pas ce qu’il fait et que peut-être « There is no alternative » comme disait Thatcher. Mais naïfs, ne soyons pas ! Il n’y a pas à dire, il est beau avec ses nouvelles lunettes. Mais il n’y a pas besoin d’une longue vue pour s’apercevoir que la politique économique de l’offre à laquelle il souscrit n’amènera pas la « reprise » dont il dit, depuis les dorures de l’Elysée qu’elle est déjà là, même s’il veut bien l’admettre embryonnaire !

 

La Fronde et le Front

Si on pouvait penser, il y a encore quelques mois, qu’il y avait de quoi former une majorité alternative à l’Assemblée Nationale, l’épisode effrayant des frondeurs du Dimanche a achevé de nous convaincre que la tâche était plus rude qu’anticipée. En effet, si dans les colonnes médiatiques, de nombreux élus PS et EELV semblent s’affranchir clairement de la politique solférinienne, dès l’heure du vote sur le budget rectificatif de Manuel Valls ou sur celui de la Sécurité Sociale arrivée, la fronde s’effondre et chacun rentre dans les rangs. Nous ne pouvons que le regretter. Les solfériniens l’ont bien compris et lancent déjà leurs missives pour appeler à l’unité en vue des prochaines échéances électorales dans un contexte de montée du Front National qui fait, selon eux, argument d’autorité. Pour le Parti de Gauche, cela est clair : il n’y a aucun intérêt à discuter à ce jour avec le PS si l’objet de la discussion est autre que la construction d’une politique de gauche alternative à celle menée par le gouvernement, capable de redresser le pays. Le Front de Gauche s’est construit sur l’idée même d’autonomie du PS, ayant pris acte de son tournant libéral et les raisons politiques de ce choix sont encore plus valables aujourd’hui, après deux ans de gouvernance PS, qu’elles ne l’étaient hier. Il n’y a donc pas lieu de varier d’un pouce sur cette question qui constitue le socle de notre stratégie. Quiconque s’y laisserait tenter s’écarterait de la trajectoire décidée par le Front de Gauche.

 

Histoire d’offre…

En souscrivant à la politique de l’offre, François Hollande assume qu’il mène une politique économique de droite. Car économiquement, c’est là que se situe l’une des principales frontières entre la Gauche et la Droite et c’est là qu’apparaissent également les impacts écologiques des politiques économiques. La politique de l’offre consiste à produire tout et n’importe quoi, n’importe comment du moment que cela ne coûte pas cher et se vende. Si cela ne se vend pas, on usera toujours de la publicité pour susciter l’envie et créer le besoin et les frustrations. Il s’agit donc de réduire les « coûts » à toutes les étapes du processus de production en dépit de l’impact social et écologique de cette production. Il faut chercher à être toujours plus « compétitifs » et viser l’exportation dans un contexte de concurrence accrue entre les entreprises, les nations et les peuples.

 

… Et de demande

Preuve, s’il en fallait une, que la politique de l’offre n’est pas celle qu’il faut mener, seuls 18% des chefs d’entreprises se plaignent d’un problème d’offre. En revanche, la grande majorité persiste à dire que c’est bien le carnet de commande et donc la demande qui pose problème. Or comment relancer la demande quand les politiques économiques menées ne permettent pas la baisse du chômage et contractent les revenus des français ? Comment peut-on raisonnablement penser que la reprise économique d’un pays ne passe que par la compétitivité de ses entreprises quand on sait que cette compétitivité nécessite des sacrifices et des plans successifs d’austérité ? Le pacte de responsabilité de François Hollande, largement orienté vers l’offre, ne fera que satisfaire l’appétence sans borne des porteurs de pin’s du Medef et n’améliorera pas la demande. Mais le Medef n’est pas « les entreprises ». Par conséquent, les PME et les artisans, ne verront pas leurs carnets de commande s’améliorer, le chômage ne diminuera pas, et le Président de la République restera seul à voir la reprise !

 

L’horizon 

C’est, plus que jamais, une politique de relance de la demande qu’il faudrait mener, par la pérennisation et le développement du modèle social français, la désobéissance assumée aux poncifs néolibéraux tout droit débarqués de Bruxelles et surtout par des politiques industrielles d’envergure qui permettront à la France de reprendre le goût du futur. La catastrophe écologique qui s’avance prouve que l’avenir industriel est à la bifurcation complète de notre modèle, qu’il s’agisse de nos modes de production, de distribution et de consommation. Cela est tellement plus ambitieux, tellement plus passionnant et tellement plus urgent que les politiques de comptables d’apothicaire imposées par la Troïka. Quelles politiques pour quelles finalités ? Voilà la question que les très intelligents des hautes sphères du pouvoir feraient bien de se poser à nouveau. Il en va de notre économie, il en va du bonheur de la population et il en va aussi, et plus généralement, de la survie de l’Humanité.

 

Conclusion

Enterrée « la finance ennemie », enterré le discours du Bourget, enterré « le dialogue social apaisé ». En souscrivant à la politique de l’offre et en appliquant les recommandations du Medef, François Hollande et le gouvernement Valls n’appellent pas d’autres réactions de notre part que celles que nous aurions à l’encontre d’un gouvernement de droite. Les syndicats l’ont bien compris. La rentrée promet d’être chargée.

juil 14

Calais, l’impasse !

EELV, le PCF et le PG, ainsi que de nombreuses associations, collectifs, engagés dans le soutien aux migrants, adressent une lettre ouverte à Manuel Valls et Bernard Cazeneuve sur la situation migratoire à Calais et aux environs, ainsi que sur le littoral de la Manche et de la Mer du Nord. Leur constat: « Rien n’a changé en matière de politique migratoire » depuis l’élection de François Hollande.

 


 

Monsieur le Premier ministre, Monsieur le ministre de l’Intérieur,

La politique migratoire que vous menez aujourd’hui à l’encontre des exilé.e.s présent.e.s dans la région de Calais et sur le littoral de la Manche et de la Mer du Nord n’est guère différente de celle que les socialistes avaient sévèrement critiquée à l’époque où ils étaient dans l’opposition. Au moment de l’évacuation, à l’initiative du ministre de l’immigration d’alors, de la “ jungle des Pashtouns ” à Calais en septembre 2009, le premier secrétaire du Parti socialiste, François Hollande, avait dénoncé une « opération de communication », qui n’allait pas « régler le problème » puisqu’« il n’y a pas une jungle mais des jungles » et que « les réfugiés vont aller ailleurs ». Il fallait, concluait-il, « régler la question, autant qu’il est possible, à l’échelle de l’Europe » (lire dans le NouvelObs.com).

La maire de Lille, Martine Aubry, de son côté, avait qualifié l’évacuation de cette jungle d’« acte totalement inhumain qui ne réglera pas le problème », de « faire semblant, comme quand on a détruit [le camp de] Sangatte ». Jack Lang, alors député du Pas-de-Calais, diagnostiquait lui aussi que l’opération ne ferait « que déplacer les exilés, les dissimuler ». « Ce ne sont pas, poursuivait-il, d’improbables et incertaines procédures d’asile qui offriront une perspective adaptée aux migrants, et encore moins des retours qui n’ont de volontaires que le nom », avant de conclure : « Le temps n’est-il pas venu de concevoir une politique humaine qui, à travers une pluralité de lieux d’accueil, permettrait de rendre une dignité à ces personnes ? » (lire dans le NouvelObs.com).

Vous agissez donc aujourd’hui en parfaite contradiction avec la position que vous défendiez il y a à peine quatre ans. Ces initiatives, comme celles que vous avez prises au cours des deux dernières années, montrent que rien n’a changé en matière de politique migratoire.

Vous manquez de courage quand le gouvernement français décide de mener des opérations policières à l’encontre de populations vulnérables, des femmes, des hommes, des enfants qui errent depuis des mois sur les routes, dorment dehors à des températures bien souvent inférieures à 10 degrés, et sont parfois en grève de la faim pour être entendues. Lors de ces opérations, il a été constaté à plusieurs reprises des brutalités d’agents des forces de l’ordre avec l’usage de gaz lacrymogènes, des placements dans des centres de détention de personnes que la police aux frontières n’arrivera pas à expulser. Quelques jours après l’évacuation policière du 2 juillet 2014, les tribunaux administratifs et les juges des libertés et de la détention (JLD) ont remis en liberté la plupart des étranger.e.s interpellé.e.s sur la base de violation de leurs droits au moment de leur rafle. Ces pratiques sont récurrentes depuis la fermeture du camp de Sangatte en décembre 2002 et sont liées en partie à l’externalisation des contrôles migratoires britanniques sur le territoire français.

Vous manquez de courage car vous savez très bien que ce genre d’opération ne résoudra nullement la situation migratoire de la région de Calais. Les arrestations précédentes l’ont déjà montré à maintes reprises. Parmi les personnes arrêtées, certaines reviendront car leurs motivations à circuler sont bien plus fortes que les dispositifs mis en place par les autorités britanniques et françaises. Pour preuve, nombre de personnes arrivent à passer de l’autre côté de la Manche – mais à quel prix ! Des dizaines de migrant.e.s y ont perdu la vie au moment où ils/elles tentaient le passage vers l’Angleterre, sans compter le nombre de celles et ceux qui ont été blessé.e.s ou traumatisé.e.s par leur passage dans la région.

Vous manquez de courage à ne pas vouloir admettre que les motivations des migrant.e.s à aller en Angleterre reposent bien souvent sur des considérations linguistiques, familiales ou communautaires, voire sur l’incapacité des pays européens – précédemment traversés par les migrant.e.s – de mettre en place une véritable politique d’accueil. Et les conditions inhumaines et dégradantes auxquelles les migrant.e.s sont confronté.e.s – auxquelles vient de s’ajouter une énième évacuation des différents lieux de vie par les forces de l’ordre – ne font que renforcer la volonté de ces personnes à vouloir quitter la France ou d’autres pays de l’espace Schengen pour rechercher un pays où elles espèrent mieux vivre.

Vous manquez de courage à ne pas vouloir établir un lieu où les autorités françaises, anglaises ou tout autre acteur pourraient aider les personnes à concrétiser leur projet migratoire (demande d’asile, regroupement familial, etc.), fût-il d’aller en Angleterre. Certes, un tel choix engendrerait nécessairement des différends avec les autorités britanniques, mais la recherche de solutions ne doit pas se limiter à un dialogue franco-britannique : la situation migratoire de Calais – au même titre que celle qui prévaut en Grèce – relève aussi de l’Union européenne.

Vous manquez de courage à ne pas vouloir dresser un bilan des douze années qui se sont écoulées depuis la destruction du camp de Sangatte : savoir par exemple combien de migrant.e.s ont été intercepté.e.s des deux côtés de la Manche, connaître le coût financier engendré par les nombreux dispositifs mis en place et la présence permanente d’une ou plusieurs compagnies républicaines de sécurité (CRS) à Calais pour ensuite rendre ce bilan public, afin d’envisager – avec les différents acteurs institutionnels et associatifs – une alternative à cette politique migratoire qui pousse les migrant.e.s à vivre dans des conditions inhumaines et dégradantes.

Enfin vous manquez de courage en tolérant les exactions à caractère raciste – de citoyen.ne.s ou de représentant.e.s des autorités publiques – à l’encontre des migrants qui sont en transit dans la région. Tout cela ne fait qu’alimenter la haine envers les étranger.e.s.

Comme en témoignent les prises de position passées de plusieurs membres éminents du PS (relire ces débats parlementaires de 2007 ou François Hollande en 2009), vous connaissez très bien la réalité des faits rappelés ci-dessus.

Dans ces conditions, Monsieur le Premier ministre, Monsieur le ministre de l’Intérieur, comment pouvez-vous ne pas entendre ce que vous disent les associations locales, nationales (lire ici) et internationales qui suivent la situation migratoire de Calais depuis près de vingt ans, à savoir que le renforcement des contrôles migratoires n’est nullement la solution qui résoudra l’impasse dans laquelle se trouvent les migrant.e.s et les autorités ?

Certains de l’attention que vous porterez à notre interpellation, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Premier ministre, Monsieur le ministre de l’Intérieur, l’expression de notre haute considération.

Signataires :

Migreurop
ELENA (Réseau d’avocats pour le droit d’asile)
Réseau chrétien – Immigrés (RCI)
Réseau Education sans frontières (RESF)

Attac
Auberge des migrants (Calais)
Collectif de soutien de l’Ecole des Hautes études en sciences sociales (EHESS) aux sans- papiers et aux migrant.es
Collectif de soutien des exilés (Paris)
Compagnie Naje – Nous n’Abandonnerons Jamais l’Espoir (Antony – 92)
Environnement Développement Alternatif (Lille)
Fraternité Migrants Bassin Minier 62
Groupe d’information et de soutien des immigré.e.s (GISTI)
Histoire d’eux (Albias, Tarn et Garonne)
Itinérance (Cherbourg)
Le Réveil Voyageur (Calais)
Ligue des droits de l’homme (Fédération du Pas-de-Calais)
Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP)
Ouverture & Humanité (Calais)
Salam Nord/Pas-de Calais
Section LDH de l’EHESS (Paris)
Terre d’Errance Norrent-Fontes
Terre d’Errance Steenvoorde
T’OP! Théâtre de l’Opprimé 59/62

Europe Ecologie les Verts
Parti communiste français
Parti de Gauche (PG)

Une copie du courrier a également été adressée au Home Office et au Premier Ministre (Royaume-Uni), au Conseil de l’Union européenne et au Président et Vice-Présidents de la commission parlementaire Libertés civiles, justice et affaires intérieures du Parlement Européen.

juil 10

NON à l’agression militaire israélienne contre Gaza

NON à l’agression militaire israélienne contre Gaza

 

 NON à l’agression militaire israélienne contre Gaza

Une fois de plus, les peuples du monde entier assistent effarés à un déchaînement de violences barbares contre les Palestiniens de la part d’un État israélien gouverné par l’extrême-droite. Le but de ces opérations : défaire toute résistance du peuple palestinien afin d’entériner l’occupation et d’amplifier la colonisation en pratiquant la politique du fait accompli qui aura pour effet, à plus ou moins long terme, la disparition du peuple palestinien.

Dans un entretien téléphonique avec le premier ministre israélien, François Hollande n’a non seulement eu aucun mot pour condamner les bombardements israéliens qui ont déjà fait plus de 40 victimes dont de nombreuses femmes et enfants ainsi que 400 blessés mais ses propos »prendre toutes les mesures pour protéger sa population face aux menaces » sont au contraire un encouragement au gouvernement israélien pour continuer sa politique de terreur.

 

 NON à l’agression militaire israélienne contre Gaza

 

Quelle honte ! Si la France était dirigée par un gouvernement internationaliste et luttant pour le respect des droits des peuples, elle commencerait par exiger la fin immédiate des bombardements contre Gaza et la levée du blocus, ainsi que l’arrêt de la colonisation en Cisjordanie. Elle appliquerait des sanctions économiques et diplomatiques fortes à l’encontre du gouvernement israélien. Mais le gouvernement français, tout comme les Etats-Unis et l’Union Européenne, préfère renvoyer dos à dos les Palestiniens et les Israéliens plutôt que d’agir en organisant par exemple une réunion de Conseil de Sécurité de l’ONU pour contraindre Israël à stopper les meurtres et les destructions en cours.

Le Parti de Gauche dénonce les bombardements et les assassinats en cours à Gaza. Il appelle les militants et les citoyens à amplifier la campagne Boycott, Désinvestissements, Sanctions (BDS) pour briser l’impunité israélienne et à participer aux rassemblements et manifestations organisés partout en France pour que cesse l’agression israélienne.

juin 30

Fête de l’agriculture paysanne à Loos en Gohelle (Nord-Pas-de-Calais)

Fête de l’agriculture paysanne à Loos en Gohelle (Nord-Pas-de-Calais)

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Venez à la rencontre des producteurs et des acteurs de l’agriculture

le 6 juillet à Loos en Gohelle, venez rencontrer les paysans et tous les acteurs d’un développement agricole respectueux de l’homme et de l’environnement.

Au programme : marché de producteurs, animations pour les petits et les grands, buvette et repas avec des produits locaux, parcours de découverte du blé au pain, musique, spectacles de rue, atelier cuisine…

A 16h : Conférence du professeur Gilles-Eric Seralini « Impacts des pesticides et OGM, du champ à l’assiette »

Retrouvez toutes les infos sur la page www.agriculturepaysanne.org/feteloosengohelle

 Fête de lagriculture paysanne à Loos en Gohelle (Nord Pas de Calais)  Fête de lagriculture paysanne à Loos en Gohelle (Nord Pas de Calais)

 

juin 29

A chaque lutte des salariés, les chiens de garde mordent !

A chaque lutte des salariés, les chiens de garde mordent !

Nada (plate-forme d’auto-production d’informations http://nada-info.fr/site/,) vous offre sur son site 4 vidéos bonus inédites du film « Les Nouveaux chiens de garde » mises à disposition par les réalisateurs Gilles Balbastre et Yannick Kergoat. Une occasion de plus pour constater que dès que les salariés luttent, les chiens de garde mordent. Une occasion également pour réviser le petit lexique anti-grève médiatique utilisé depuis plus de 20 ans : journée noire, la grogne, salariés en otage, journées galères (http://vimeo.com/99173325)

Les derniers mouvements de lutte des cheminots et des intermittents démontrent que les médias ont plus que jamais choisi leur camp : celui du Medef et de ses courtisans les plus zélés, le PS ou l’UMP. Mais ce n’est pas une surprise. La couverture d’une grande partie de la presse des grèves contre les réformes des retraites de 1995, de 2003 ou de 2010 avait déjà révulsé grand nombre de militants ou de salariés.

Le grand retentissement du documentaire « Les Nouveaux chiens de garde » prouve que grand nombre d’entre nous ne font plus confiance aux journalistes et à l’information fabriquée par une presse en partie détenue par de grands groupes industriels ou financiers, et quand même cela ne serait pas le cas comme pour le service public audiovisuel, le résulat est tout aussi consternant.

Force est de constater que les médias (associés à leur complice la publicité) fabriquent, comme les industries agro-alimentaires, des produits low-cost, dangereux pour la santé des individus et pour l’environnement démocratique.

L’économiste Frédéric Lordon, dans « Les zélés du désir » (http://vimeo.com/98439353), démonte pour Nada la composition de ces produits low-cost et fournit des armes aux formateurs de tout horizon : syndicalistes, enseignants, éducateurs.

Alors il est grand temps d’exiger une information « bio », sans aucune trace de libéralisme, de publicité et de conservateur (conservatisme !), fabriquée par des journalistes professionnels élevés en liberté, entièrement nourris à l’enquête et à l’investigation.

De consulter notre site ne suffit pas. D’adhérer politiquement à notre initiative nous conforte.

Mais plus que jamais Nada a besoin de votre aide financière pour fabriquer cette info « bio », certifié Label Rouge !

Les commandes groupées commencent à arriver. Un syndicat Sud Santé, un syndicat CGT Info Com, une section locale d’Attac, un syndicat Sud Education, un CGT Energie, etc…

Mais ce n’est pas encore suffisant. Camarades syndicalistes, associatifs aidez-nous !

Camarades tout court, sacrifiez quelques glaces avant les vacances. Privez-vous d’un peu de crème solaire et envoyer-nous à la place des Euros (http://nada-info.fr/site/?page_id=65)

Notre combat nous paraît d’importance, s’inscrit dans toutes les luttes sociales, sociétales qui existent en France et dont les médias parlent mal, pas du tout ou de façon très orientée. La réappropriation d’un espace médiatique par une partie des salariés, travailleurs, citoyens s’inscrit bien évidemment dans un projet progressiste de la société.

Nos deux documentaires « Nous avons des armes » (http://nada-info.fr/site/?p=35) et « Cas d’école » (http://nada-info.fr/site/?p=55) ont besoin de votre soutien.

Merci de nous accompagner dans ce combat. Faites le connaître autour de vous pour que nous soyons plus forts.

L’équipe de Nada

juin 26

Rassemblement Stop TAFTA à Dunkerque

Le comité PG du Dunkerquois a participé au rassemblement STOP TAFTA de Dunkerque.

Retour en photos et en vidéo de ce rassemblement.

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juin 24

JEUDI 26 JUIN 2014 : Le Parti de Gauche avec les Syndicats !

Par Adrien QUATENNENS,

 

Salaires, emplois, Sécurité Sociale, Fiscalité, Services Publics, Politique Industrielle sont autant de sujets pour lesquels les organisations syndicales se mobiliseront ce Jeudi 26 Juin 2014 avec un appel interprofessionnel à la Grève.
Dans le contexte politique actuel et à l’heure où un nombre important de secteurs sont en lutte, à l’image des cheminots et des intermittents, il est grand temps de conforter les convergences !
Un rassemblement pour départ en Manifestation est prévu à Lille ce Jeudi 26 Juin 2014 à 14h00 Place de la République à Lille.
 
Le Parti de Gauche soutient cette mobilisation.
Venez nombreux à ce rendez-vous avec vos drapeaux, autocollants et tracts thématiques (coût du capital, défense des services publics)

 

 

juin 24

[Stop NDDL] Caravane de convergence

Une caravane composée de voitures, d’un camion et de vélos partira le dimanche 28 Juin de Lille à 9 heures, porte de Paris.

L’objectif de cette caravane est de se rendre à Notre-Dame-des-Landes en s’arrêtant sur chaque lutte, sur son chemin, notamment les luttes d’opposition à des projets inutiles ou destructeurs de l’environnement :

1ère étape : Divion – exploitation des gaz de couche ;
2ème étape : Drucat – l’usine mille vaches ;
3ème étape : la ferme des bouillons près de Rouen – une ferme qu’Auchan voudrait transformer en hypermarché.

Avec comme fil rouge : la convergence des luttes

La caravane qui part de Lille rejoindra celle qui vient de Flamanville le 2 Juillet.

Les caravanes qui viennent de toute la France seront accueillies le 4 Juillet à Notre-Dame-des- Landes, par les collectifs et associations en lutte contre l’aéroport.
Nous serons présents sur le forum des grands projets inutiles de Notre-Dame-des-Landes ;

deux concerts de soutien auront lieu à Lille pour permettre à la caravane d’aller jusqu’à Notre-Dame-des-Landes :
le 25 juin à 20 h 30 au resto soleil, rue Henri Kolb à Lille (GROUPE Open Bitch Boys ;

le 27 juin à 20 h 30 au Comédia, rue Solférino, à Lille (groupe SIAMANG)

juin 22

Les cheminots qui luttent aujourd’hui le font pour l’intérêt général

Les cheminots qui luttent aujourd’hui le font pour l’intérêt général

Jeudi 12 Juin 2014 | Martine Billard, Co-Présidente du Parti de Gauche

 Les cheminots qui luttent aujourd’hui le font pour l’intérêt généralCrédit photo photosdegauche.fr (michel_soudais)

Dans les mois qui viennent, le Parlement européen devrait se prononcer sur le 4ème paquet ferroviaire portant sur l’obligation d’ouverture à la concurrence du transport de voyageurs de proximité. Bien évidemment, les libéraux le présentent sous de belles couleurs : « Le 4ème paquet ferroviaire vise à améliorer la qualité des services de transport ferroviaire des passagers » mais sans pouvoir cacher l’objectif : « permettre aux nouveaux opérateurs d’obtenir des contrats de services publics ». Le gouvernement de M. Valls a décidé d’anticiper, comme le reconnaît Gilles Savary, député PS rapporteur d’un projet de loi identique au système européen proposé. On apprend au détour des débats que « la part du chiffre d’affaires de la SNCF correspondant au service public ne dépasse plus 20 % ». Pas étonnant lorsqu’on découvre que la filiale publique Fret SNCF a perdu quasiment 50 % de son chiffre d’affaires pendant qu’une filiale privée est en pleine croissance ! C’est bien là tout le tour de passe passe de cette réforme : transférer le maximum d’activités rentables à des filiales privées et essayer de transférer les « charges » de service public aux régions.
Ainsi la restructuration en 3 sociétés, sous le statut d’EPIC (établissement public industriel et commercial), préfigure l’apparition aux côtés de « la SNCF, SNCF Réseau et SNCF Mobilités [qui] constituent un groupe public ferroviaire appartenant au système de transport ferroviaire national » d’autres sociétés qui seront privées. Tout est fait pour préparer cette concurrence, jusqu’au statut des salariés. Ainsi « La SNCF, SNCF Réseau et SNCF Mobilités [pourront] également employer des salariés sous le régime des conventions collectives. ». Pour les personnels qui resteront sous statut, « une convention de branche peut compléter les dispositions statutaires ou en déterminer les modalités d’application dans les limites fixées par le statut particulier. » Par ailleurs le temps de travail sera défini par décret.

C’est donc bien du démantèlement du statut des cheminots dont il est question. Cela reproduit l’évolution de la Poste où tous les recrutements se font maintenant sous contrat de droit privé avec toutes les dérives connues de l’intérim et des CDD à répétition. Voilà pourquoi aujourd’hui les cheminots sont en grève, mais aucun média ne vous a expliqué pourquoi. Le FN a lui montré son vrai visage en accusant les syndicats de complicité dans la situation dégradée de la SNCF ! Seule une entreprise publique du rail peut maintenir et développer un réseau ferroviaire permettant de répondre aux besoins d’aménagement du territoire dans le respect de l’égalité d’accès et dans le cadre de la lutte contre le réchauffement climatique. Le Parti de Gauche soutient totalement la grève appelée par les syndicats pour la défense du service public contre la concurrence synonyme de service plus cher, de moindre qualité, moins respectueux de la sécurité, avec de moins bonnes conditions de travail et de moins bons salaires pour les cheminots.

juin 11

Sous les pavés… la Terre

Voici le nouveau blog de Mathieu Agostini, en charge de l’écosocialisme au Parti de Gauche :
http://www.souslespaveslaterre.fr/

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